L’amour fatal

L’amour fatal

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Ignores-tu qu’au fond de ton cul, je me serais bien plu ? Rassure-toi je ne rentrerai pas par effraction. Mais bien avec émotion. J’envisage de l’explorer. Et pourquoi pas de m’y installer ! Évidemment que j’ai reçu ton invitation. Tu l’as écrite avec une telle passion. Elle me susurrait des mots doux. Que j’en suis devenu fou. Des papillons volaient dans mon ventre. Au point d’en perdre le centre. Celui de mes intérêts. Puisque tout nous rassemblait. Et toi, tu ne dis rien. Tu me tends ta main. Naïve et docile. Aimable et tranquille. Ça y est je tremble, il me semble. Toi aussi tu es impatiente. Ah oui ? Tout te tente. Petite insolente.

Et voilà, tu es nue ! Et déjà étendue. Prête à te sustenter de nos agapes. Illico, j’me désape. Oui, je suis comestible et disponible. Viens tâter la marchandise, j’te claquerai la bise. M’accompagner d’une sauce gouleyante ? Attends, il faut bien fouetter sa consistance. T’es si charmante, quand j’y repense. D’ailleurs tu me rappelles l’amante, religieuse. Celle qui nous massacre en dévorant nos valeureuses verges. Nan! ne me fais pas croire que tu es vierge. J’ai plus l’impression de vagabonder dans champ bien cultivé que dans les allées d’un supermarché jonché d’emballages aseptisés. Tu veux me passer à la casserole ? M’ébouillanter ? Tout un symbole ton protocole. Mais pourquoi ne pas essayer, pour une fois ? Je sais que tu as foi en moi. Je ne te décevrai pas.

Une saveur. Une senteur. Tout pour te contenter, ma bien-aimée. Je suis bien affûté. Tu vas te régaler. Vas-y, mets ta pièce, j’prends que les espèces. Sonnantes et trébuchantes comme ça tu t’la joueras dominante. Tu vas faire qu’une béquée de mes testicules ? Donc, comme prévu, tout s’articule ? Pas besoin que je recule vers l’imprévu ? D’avance, je me soulage de notre courage. Si vraiment, tu me dévisages, me dévorant des yeux, certainement plus gros que ton ventre si délicieux. L’eau te vient à la bouche ? Enfin ! Ne préfères-tu pas d’abord mon liquide séminal ? Ah oui, tu as besoin de plus pour rassasier ta fringale. Après, tu prendras une douche. Cela va de soi, et toujours de bon aloi. Pour la digestion, exige toutes les précautions. Rien ne vaut une bonne sieste. Non, je ne joue pas les modestes, tu vas simplement goûter au supplice de mon âme. Oui, madame, je suis ta came.

Tu gargouilles d’un appétit féroce et tu es chaude alors que je suis bien à point. Le festin de noces que tu m’annonces, petite ribaude, semble être le mets de ces futurs conjoints. Tire aussi sur le joint, en plus de te donner une faim de loup tu n’auras plus aucun complexe, c’est fou ! Même si l’issue de nos plus bas instincts te laisse perplexe, ce n’est que du sexe.

Tu hésites, je le vois. Tout t’excite, même mes doigts. Garde-les pour le dessert, malgré ce que tu penses, je ne suis pas un pervers. Juste un peu vicieux et très aventureux. Car par là où je vais passer, je vais te retourner. Et je t’ai déjà dit comment tout finit. Au fond de ton cul. Car tu désires plus que tout m’avaler tout cru. Hein, ma cannibale ?

Y@nn Pbd_2018_©

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