Les plantes océanes

Les plantes océanes

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Les délicatesses de l’existence voltigeaient

Autour d’un abime divin, sublime et splendide

Leurs tentations subissaient l’envie du suicide

À l’ombre ensoleillée d’une minute des plus gaies

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Fleurs fanées inspirant l’ivresse des profondeurs

Où d’un pesant silence s’effritait l’impatience

D’une joie effrontée, encore confuse d’insolence

Avant de trébucher sur un sentier moqueur.

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L’ampleur née du gadin méritait des plumes d’aigles

Pour qui voulaient s’envoler au pays des morts

En apercevant, au loin, les rives du grand port

Comme les vestiges sacrés de mes fous rires espiègles

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La délivrance survint à l’aube d’un matin calme

L’errance, propice aux vices variés d’une réjouissance

Succomba de détresse devant tant d’élégance

Promise par le ciel, lorsqu’elle me couvrit d’une palme

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La récompense, si cruelle, me consacrait Dieu

Dignement entouré d’amour, depuis toujours.

Sonna ma réclamation aux oreilles d’un sourd

Pour le prévenir d’une dette comptable à mes yeux

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L’addition d’éternelles secondes mises en souffrance

Valait bien une dernière danse sous ivresse terrestre

Qu’il répondit d’un air entendu par l’orchestre

Le OUI, sincère et franc des gens qui donnent confiance

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Alors, je m’enfuis plus vivant du cimetière

La chair à vif guérissant de blessures tragiques

Quand sonna le glas suprême des pouvoirs karmiques

Avec l’esprit légitime d’abattre des frontières

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L’explosion, silencieuse, ravagea d’innocence

La cruauté céleste venue à mon secours

Avec le pardon réservé aux mauvais jours

En signe d’acceptation de toutes mes exigences

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Une pluie de larme me lava des soupçons profanes

En se déversant au coeur de mes cicatrices

Luisantes du halo annonciateur des solstices

Car aux saisons mortes, éclosent les plantes océanes

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La renaissance aquatique d’une légende vivante

Épanouie des secrets voilés du prophète

Au langage crypté de métaphores qui s’entêtent

Parlait de la seule vérité scintillante

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Ses puissants éclairs d’un subtil soleil d’hiver

Rayonnaient au secret des nuits sauvages

Qu’une douce mer vagabonde poussa au rivage

D’un désert fourmillant du rêve des plus sincères.

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Y@nn Pbd_hiver2019_©

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