Cupidon

Cupidon

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Les courbes de son corps sculptaient un abime divin

Où sillonnait l’encre nerveuse d’une histoire sans fin

Des promesses récitées au secret d’une caresse

Aussi savante que l’arrondi fou de ses fesses

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Glissant de la tête au pied, j’effleurais sa peau

Des foudres électrisantes frissonnaient en drapeau

Sur les rives ensablées d’une plage abandonnée

Au regard des curieux et de gens peu pressés

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Enfin, je le rencontrais mon sublime destin

Avec toute la tendresse étendue de sa main

Se touchait l’essence inflammable de nos âmes nues

Aussi tumultueuses que des rivières en crue

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Sous les flots vagabonds d’une lame plus furibonde

Se déversaient de joie l’amnésie du vieux monde

Dans un endroit au parfum vierge de tout repos

Plus mystérieux que l’allée dorée des tombeaux

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Là où brille le flambeau céleste du feu sacré

S’éternisait un rire funeste d’ange égaré

Déchu de l’honneur tyrannique de ses pulsions

Une fois admis le vertige de son illusion

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Alors s’évanouit la nuit dans nos esprits

Avec Cupidon en maitre de cérémonie

Et nous jouions, jouions la grande parade nocturne

Jusqu’à illuminer tous ces dieux taciturnes

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Ensuite arriva le silence des jours tranquilles

Entendues au matin d’un rêve encore fébrile

Si bien engourdi dans une mémoire pernicieuse

Dont l’érotisme confessait des fièvres nébuleuses

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y@nPbd_mars19_©️

Une réflexion sur “Cupidon

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