Mélodie

Mélodie

.

.

Écoute la mélodie des mots

Devenir caresse sur ta peau

Toi qui cherches le vain réconfort

Reçois le plus humble des trésors

.

Une farandole de rêveries

L’étourdissement d’une folie

S’empare de nos âmes à l’instant

Vers le voyage des sentiments

.

Déposons les armes de la haine

Ensemble, traversons l’immense plaine

Séparant fleuves et océans

Et oublions nos vieux tourments

.

Voilà, nous sommes dans le jardin

Goute l’air alléchant du matin

Venu t’offrir un phénomène

Cette journée splendide est la tienne

.

L’éphémère console ta tristesse

Pour éviter qu’elle ne te blesse

Accroche-toi aux branches de bonheur

Celles qui poussent au fond de ton cœur

.

Nos regards se voilent d’inconnues

Quand nos âmes se parent de vertus

Pour nous dévoiler les mystères

D’une vie belle et joyeuse sur Terre

.

.

Yann Pbd _ automne 2019_©_🌈

Baiser

Baiser

.

.

L’odeur s’évaporait de sa peau

M’invitant à humer la transparence

De son anatomie d’un matin chaud

Elle savait, me faire perdre les sens

.

Sans autre raison de me guider

À travers elle, en me fourvoyant

Refermant le piège sur un damné

Jouant d’un trop prude consentement

.

Prisonnier de ses cuisses resserrées

Je me vengeais avec mes plaisirs

Égoïste et violent, qu’elle dit partager.

Petite insolente, tu prêtes à rire

.

Renforçant le vénérable désir

Comme de démolir et jouir au nez

D’une expérience vécue en martyr

Pour m’évanouir sur ta joie de me baiser.

.

.

Y@nn Pbd_dec2017_©

Guinness

Guinness

.

.

Elle s’arrosa de Guinness, la traîtresse

Liqueur aphrodisiaque dont je m’allèche

Abusant ma faiblesse et mon ivresse

Ma langue pimbêche fouina sa peau de pêche

.

Le jeu, subtil et habile, m’attardait

Sur d’intimes parties, autour de l’abîme

De caresses en tendresse, je lui dressais

Les plaintes exhaustives d’un supplice ultime

.

La torride soif me saoulait d’une fontaine

Ô sublime parfum d’une divine cyprine

Suffocant le martyre à perdre haleine

L’enfer louait cette beauté féminine

.

Nos folles étreintes limitaient les issues

Aux impasses perdues du miel de nos nuits

Les cieux jaloux d’une ferveur inconnue

Ébahirent tant nos ébats, qu’elle en jouit.

.

.

.

Yann Pbd_sept2018_©

Métamorphose

Métamorphose

.

.

Étendue nue sur un lit de pétales de roses

Tu me proposes l’expérience d’une métamorphose

Joue contre joue, le silence de l’instant divin

Nous escorte vers un horizon assez lointain

.

Niché au loin d’un bel été en crépuscule

Où la passion d’un sentiment fiévreux nous hurle

D’une joie rebelle et intense, tout aussi torride

Qu’une belle vague ensorceleuse nous servant de guide

.

Elle rappelle que la vie se parfume d’éphémère

En toute occasion, elle joue à la fille de l’air

Pour mieux en savourer le vrai moment présent

De l’unique magie blanche dévolue à l’instant

.

Prends-la sans te poser tes infinies questions

Et savoure le temps qui passe sans aucune raison

Rien n’existe aussi vraiment, hormis maintenant

Ici est le seul endroit du règne existant

.

.

Y@nn Pbd_novembre 2020-©

Incapable

Incapable

.

.

Je suis bien incapable

De vivre si loin de toi

Condamné coupable

D’être seulement moi

.

Demande donc à l’amour

De dire l’incompréhensible

Même avec ton humour

Sa réponse est impossible

.

L’éternité de ton choix

Mérite un profond respect

Aussi réfléchi qu’il soit

Je n’en possède pas le toupet

.

Regarde au fond de mes yeux

Tu verras mon coeur entre tes mains

Serre-le bien fort, nom de Dieu !

Ce n’est que mon chagrin que tu étreins.

.

.

Yann Pbd 22juillet2018_À Victoria._©

Mirage

Mirage

.

.

Accorde-moi un peu d’air frais

Si tu quittes cette terre en secret

Que dans le fond rouge de mon coeur

Subsiste un peu de ton odeur

.

Le résidu de notre amour

Qui à jamais et pour toujours

S’envolera très haut en l’air

Vers l’infini de cette basse terre

.

Un lieu en dehors de toutes normes

Établies par des uniformes

Rose sanguinolent d’une peur bleue

À faire pâlir d’horreur nos Dieux

.

Reste de folles sensations de joie

Dans un tourbillon fou d’émois

Quand apparaît ton beau visage

Au détour flouté d’un mirage

.

.

Y@nn Pbd- avril 2021-©

Pouvoirs magiques

Pouvoirs magiques

.

.

L’épuisante prouesse de tes caresses

Vénère une torture propice aux transes

Rivant les mains aux muscles de tes fesses

Je vibre l’allégresse de ta vengeance

.

De torrides préliminaires savants

Éludent les timides questions idiotes

De tes réponses d’encouragements

Aussi bruyante qu’une vulgaire révolte

.

M’inondant du plaisir extatique

D’une romantique et perverse jouissance

Éreintant de mes fougues maléfiques

D’ingénieuses propositions d’indécences

.

Gémissants des murmures aux nuits dures

Les plaintes de nos supplices érotiques

Prolongent le vice de notre simple nature

Vers d’étourdissants pouvoirs magiques

.

.

Y@nn Pbd_oct2018 _©️

Automne

Automne

.

.

Toi de l’hiver qui pousse vers l’été

Ton printemps ne connaîtra jamais l’automne

Et pourtant des pousses d’insouciances

Germent enfin de ta conscience

Rouges et flamboyantes, elles brûlent

La jeunesse, devenue somnambule

Conciliabule d’une particule

Au fond d’une impasse

Impair, noir et passe

Trépasse, repasse

Vivaldi, encore une fois

Une dernière fois, à l’endroit

Et la nuit viendra

Couvrir tout ce barda.

Ypbd_sept17

Polar

Polar

.

.

Quand tous les papillons s’envoleront

L’été, loin au-dessus de l’horizon

Une pluie de l’automne assez monotone

Sèmera ses doutes jusqu’à Babylone

.

Une ribambelle de joie à peine éteinte

Sous la ritournelle d’un hiver sans crainte

Que s’allumeront en toute bienveillance ?

Des cœurs prêts à ignorer la souffrance

.

Enfouie aux profondeurs de ses racines

Comme part imputrescible des origines

Tu en deviendras l’ami généreux

Pour en conjurer un sort malheureux

.

Ce coup du destin, aussi revanchard

Qu’un lendemain noir de mauvais polar

Juste pour t’apprendre à lire jusqu’à la fin

Des fois que l’histoire finisse vraiment bien

.

.

Y@nn Pbd_nov2019_©