Joue

JOUE

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Déposer une caresse sur ta joue

D’une main précise, t’effleurer le cou

Lécher le bout de tes seins pointus

Embrassé ce qui reste de ta vertu

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Si jamais un jour noir tu l’oublies

Ce petit coin bleu de paradis

Suis le sentier rouge de l’insolence

Il te guidera vers l’impatience

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Comme la pulsion d’une envie pressante

Surgira le bourgeon d’une attente

L’irrésistible désir de s’aimer

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Emporté par le vent de l’été

Fleuriront des graines de sentiments

Pleine de sève comme cette liqueur d’antan

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Y@nn Pbd_Fev19_©

Seins

Seins

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En souvenir des jours heureux

Je me promène le long du lac

En me rappelant tes cheveux

Flottant au vent tout près d’une flaque

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Sauter au milieu nous fait rire

Aussi longtemps qu’il est possible

De garder en l’air nos sourires

Parsemés d’une joie invincible

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Une juste irrésistible chaleur

M’envahit d’un vrai fourmillement

Sitôt que ta main caresse mon cœur

Au bien meilleur de ce moment

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Une excitation nous traverse

Avec tout au fond de nos yeux

Une idée folle qui nous renverse

De tomber encore amoureux

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Ce sentiment bien imprudent

Excite nos sombres papilles buccales

Nous calmons instantanément

Le phénomène bien trop bancal

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En rapprochant de près nos lèvres

Jusqu’à ce qu’elles se frôlent enfin

Et nous sentons venir une fièvre

Nous allécher d’une terrible faim

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En se rassasiant à pleine bouche

Un goût succulent nous retient

Aussitôt que nos langues se touchent

Pendant que glissent sur moi tes seins

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Yann Pb – avril 2022 – ©

Désillusion

Désillusion

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La couleur du noir

M’est claire ce soir

Le voile diaphane

D’une partisane

Récite des soupçons

Sur mes intentions

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Abusant d’un charme

S’évadent nos âmes

À la frontière

D’un cimetière

Où danse l’errance

Pas l’ombre d’une chance

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Puis la nuit du matin

Lève une lumière, sans fin

Hélas, quand moins je songe…

Revient le mensonge

Une vie d’illusions

Parfaite désillusion.

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Y@nn Pbd-©

Précipice

Précipice

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Combien de nuits passées au bord du Précipice

À contempler l’agonie de mon paradis

En échange d’un souvenir en ta compagnie

S’acquitteront de la dette de mes préjudices ?

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Des lois périmées à l’aube d’un lendemain

Où l’aveu du silence hurlait son ignorance

À qui voulait l’entendre de prendre comme une chance

Ce capharnaüm d’illusions du matin

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Si tu te demandes par quel chemin retrouver

Cette sérénité, autrefois bien présente

Qu’une héréditaire insouciance bienveillante

Perd dans les affres d’un quotidien usurpé

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Poursuis donc tes rêves les plus inaccessibles

Avec la rage du renard dans le regard

Même s’ils t’éloignent dans la brume étrange d’un brouillard

Tu seras l’incroyable auteur de l’impossible

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Y@nn Pbd_dec2019_©

Tintamarre

Tintamarre

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Encore des histoires à dormir debout

Plutôt que d’s’allonger dans un divan

Et roupiller d’un sommeil reposant

En rêvant de la tendresse de tes joues

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Me vient une belle éclaircie d’émotion

Quand je rêve de la douceur de ta peau

Flotter sur la mienne comme un frêle agneau

Aux si pures et vénérables intentions

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Elles me racontent l’errance d’un somnambule

Privé de rêves lors d’une trop courte nuit

Pressé de rejoindre sa vie endormie

Il patiente des heures dans le vestibule

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Là où s’éternisent ses pires cauchemars

En appelant de sombres rêves inouïs

À jouer le rôle d’un évanoui

Juste le temps d’arrêter ce tintamarre

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Y@nn Pbd juillet 2021-©

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Confiance

Confiance

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S’enfuir de la maladie malgré tout le mal

Qu’elle dit avec vérité et sincérité

En acceptant sa longue et fidèle amitié

Courtoisie comme la compagnie d’un animal

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Vivre le bonheur en prenant le mal en patience

Ne retenir en voyant que les avantages

De cette situation sans aucun bavardage

Mais plutôt tirer un profit de cette alliance

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Une vraie opportunité de se découvrir

En oubliant le souvenir d’événements

Sans plus attendre l’espoir fugace d’autres changements

Si ce n’est celui bienveillant de s’attendrir

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Pour ne plus en souffrir si inutilement

Apprécier ce combat mené dans l’ignorance

En accordant au temps qui passe toute sa confiance

Croire en des lendemains de plus en plus charmants

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Yann Pbd _ août 2021 _ ©

Farandole

Farandole

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Sourire à la vie sans se faire plus de soucis

Qu’il n’en faut dans le tourbillon des manigances

Concocter habilement et avec élégance

Par une main aimable usant de vrais raccourcis

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En découvrant dans les profondeurs de ton cœur

L’essence noble et divine qui te caractérise

T’habillant joliment sans que tu t’éternises

Dans des louanges de mauvais goût à nous faire peur

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Tu t’apercevras de toute la splendeur du monde

Enfouie sous des monticules vaseuses d’inepties

D’absurdes croyances, si honteusement assoupies

À l’ombre rafraîchie des minutes et des secondes

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Où s’écoulent de vrais jours heureux bien plus tranquille

Que les foutaises qui te retiennent dans la fournaise

Du malheur et de l’enfer rougies par les braises

De ton cafard envahissant et immobile

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Resplendira alors la joie autour de toi

Dans une si étonnante farandole des plus folles

Que la voix entendue sera quand tu rigoles

À faire perdre la foi ceux qui se prennent pour des rois

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Yann Pbd_août 2021_©!

Campagne

Campagne

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Prendre le temps d’écrire à la suite des autres des mots

Pour exprimer naturellement ses idéaux

À travers les désirs multiples de source de joies

Variant les infinis plaisirs de vivre ses choix

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Celui de respirer calmement le bonheur

Aussi évanescent que la douceur d’une fleur

Sans jamais la cueillir, juste la laisser grandir

Et tout tranquillement la laisser nous envahir

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En humant sa si douce et printanière odeur

Aussi gaie que la palette d’un dessinateur

Avec des couleurs aussi joyeuses que l’aurore

Illuminant une journée remplies de trésors

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Des centaines de sourire égaieront la journée

Les lèvres danseront de joie sans forcer ni s’user

Les rires seront la musique d’une douce mélodie

Donnant l’impression à l’instant d’une symphonie

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Une fontaine coulera aussi vite qu’une cascade

Donnant au lecteur le souvenir d’une tirade

Aussi pure que l’eau claire descend de la montagne

En traversant un paysage de la campagne

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Yann Pbd_avril 2022_ ©

La joie

La joie

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Qu’une haine intense et viscérale

Couchant au coeur du vice de mes râles

Détruise le malheur d’une sale rancœur

Enfouie dans les affres d’une vile douleur

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Que les nuits ardentes brûlent au passage

Le chemin menant vers ce voyage

L’éclat des paysages de l’enfer

Jouissent d’atouts plus séduisants sur Terre

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Qu’une seule journée s’imprègne de mes nuits

Massacrant mes plus belles rêveries

Qu’impose l’insolente et blanche lumière

Au réveil des envies suicidaires

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Quel vénérable blasphème sauvera

L’abandon de ma stupéfiante joie ?

La substance essentielle de mon âme

Que de vains espoirs mutilent en drame

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Yann Pbd_sept2018_©

Citoyens

CITOYENS

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Aux armes citoyens asservis d’un suzerain

D’instinct, brandissez vos cœurs plutôt que vos poings

La liberté coule dans vos veines comme la verveine

Apaise le sang noir de haine inondant la Seine

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Sous les pavés, le soleil brille de ses merveilles

La prairie en sommeil aux couleurs vives de miel

Se piétinent du cri de joie raillant d’injustes lois

Plantées en bordure de voie pour piéger ses proies

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Les phares d’une piètre conscience éblouissent l’insouciance

Trompant la vigilance pourtant pleine de bon sens

Au service d’un futur impatient par nature

Pour que perdurent toutes les saveurs de l’aventure

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Avec la simple envie de respirer l’été

S’évapore l’odeur du blé fraîchement coupé

Aux effluves macérés menaçants d’une disette

Le peuple affamé clame du pain dans son assiette

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Grondent les injustices réprimées par une police

Au service d’une élite coupable de préjudices

Tyrannisant de pauvreté les indigents

Victimes de l’égoïsme latent des bien pensants

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L’immonde accuse d’innocents témoins de ce monde

D’opinions rebelles aux intentions furibondes

Renversant l’établissement d’une dictature

Débattue à l’assemblée par de belles ordures

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Citoyen ! Tu es dépossédé de tes biens.

Le pays de cocagne toujours aussi lointain

Éloigne les valets de ses somptueux palais

Où s’embastillent de joie des laquais bien plus laids

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Citoyen ! Sens la saison des révolutions

revenir comme le refrain d’amour d’une chanson

Soudoyant les mauvais jours de pluie et d’écume.

Que parfume l’existence d’une ancestrale coutume

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Y@nn Pbd_Janv2019_©