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Se mettre en pause le temps d’un instant bénéfique

Pour recharger les batteries créatives

Et s’éviter de partir loin à la dérive

Vers un océan d’absurdités prolifiques

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Viendront des mots plus tranquilles les uns que les autres

Parler tout près de moi un sympathique langage

En se serrant de près comme lors d’un pèlerinage

Pour la liberté de ma douce joie et la vôtre

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Seul comptera l’intensité du moment présent

Avec des notes toutes multicolores d’un trésor

Enfouis profondément dans le coeur comme de l’or

Aussi secrètement qu’une magie blanche d’artisan

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Pour vous écrire de succulent vers à traduire

Et du bonheur à partager entre chaque phrases lues

Restera une sensation de joie absolue

Évanescente comme un vent d’orage qui aspire

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Rejetant de l’air si bénéfique aux poumons

Que rien n’arrêtera de force ce nouvel élan

Menant la passion dévolue du moment

Vers la seule découverte de nouveaux horizons

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Une vue dégagée vers la beauté d’un paysage

Aussi riche qu’une terre en friche depuis des années

Laissant aux herbes le temps de se régénérer Pour que s’assemble par la nature des choses une page

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Yann Pbd_mars 2022_©

Le banc

Le banc

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Naissent les souvenirs d’été

Au rivage des eaux salées

Quand la tiédeur d’un orage

Vient mourir en bord de plage

Tout remonte à la surface

Les mystères du temps qui passe

Les années d’une vague jeunesse

Aux lèvres attendries d’ivresses

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Le banc qu’usaient les amants

Scintille du reflet argent

Gravé de nos initiales

Comme un devoir conjugal

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Sans nous tenir de promesses

Se reproduisait l’espèce

Coupable d’innocents plaisirs

Juste avant de trop vieillir

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ypbd_été19_©

Ferveur

Ferveur

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J’ai longtemps cherché à éponger ta tristesse

M’infiltrant le long d’un flanc avec une caresse

L’oreille collée près de tes innocents murmures

Dur à entendre parmi tes effroyables brisures.

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Une douleur sourde grondait, envahissant l’espace

D’alliances mutilées avant qu’elles ne trépassent

Une ancre te retenait, plantée au fond du cœur

Expulsant ta joie en belle et infinie noirceur.

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L’habitude de balader ta douce froideur

Flammes humiliantes te consumant d’une loyale chaleur

Effeuillaient un peu plus chaque jour des pages splendides

Volumineux recueil gravé d’histoires sordides.

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Jours d’écumes noyant les sentiments d’une sirène

D’eau sanglante et stagnante, entravée par des chaînes

Engloutissant son corps aux magiques profondeurs

Pour restituer à l’âme son ardente ferveur

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Yann Pbd_dec 2017/sept 2018_©

Agave

Agave

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Écrire sur une page blanche le silence

Des mots sans couleurs entrent dans une danse

Autour d’une idée sans intérêt

Sous un curieux texte bien trop abstrait .

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Se cache quelque part l’inspiration

Bien à l’abri dans un long wagon

Trop longtemps retenue enfermée

Avant qu’une musique vienne la délivrer .

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Elle jaillira de l’obscurité

En venant doucement illuminer

Les sillons nerveux endormis du temps

En réveillant la joie du moment

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S’épanouiront des fleurs suaves

Aussi ornementale qu’un agave

Et au parfum de délicatesse

Enivrante comme une émouvante caresse .

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Yann Pbd août

ANGES

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Tu me décrochais un sourire

Depuis le fond blanc de tes yeux bleus

De mes larmes s’effondra un rire

Lorsque vaincu par ton charme, j’atteignis les cieux

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Au firmament s’envolèrent des anges

Surpris par l’allégresse de tes caresses.

J’en titubais de manière étrange

En effleurant le septième ciel de sa promesse

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Flottait dans l’air l’odeur de ton parfum

Ravageant le reste de mon innocence

Aux désirs violemment libertins

Ornés de bien futiles conséquences

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Toute la tendresse du sortilège

Doté de ses habiles pouvoirs

Effaça la détresse d’un sacrilège

Vers de subtils espoirs

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Alors seulement la nuit en s’enfuyant

Renversa de sa tendre couverture étoilée

Vers un plaisir brulant et scintillant

Nos âmes impudiquement égarées

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Yann Pbd_oct2019_©

Insolence

INSOLENCE

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Déposer une caresse sur ta joue

D’une main précise, t’effleurer le cou

Lécher le bout de tes seins pointus

Embrasser ce qui reste de ta vertu

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Si jamais un jour noir tu l’oublies

Ce petit coin bleu de paradis

Suis le sentier rouge de l’insolence

Il te guidera vers l’impatience

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Comme la pulsion d’une envie pressante

Surgira le bourgeon d’une attente

L’irrésistible désir de s’aimer

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Emporté par le vent de l’été,

Fleuriront des graines de sentiments

Pleine de sève comme cette liqueur d’antan

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Y@nn Pbd_fev2019_©

#sonnet

Pouvoirs magiques

Pouvoirs magiques

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L’épuisante prouesse de tes caresses

Vénère une torture propice aux transes

Rivant les mains aux muscles de tes fesses

Je vibre l’allégresse de ta vengeance

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De torrides préliminaires savants

Éludent les timides questions idiotes

De tes réponses d’encouragements

Aussi bruyante qu’une vulgaire révolte

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M’inondant du plaisir extatique

D’une romantique et perverse jouissance

Éreintant de mes fougues maléfiques

D’ingénieuses propositions d’indécences

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Gémissants des murmures aux nuits dures

Les plaintes de nos supplices érotiques

Prolongent le vice de notre simple nature

Vers d’étourdissants pouvoirs magiques

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Y@nn Pbd_oct2018 _©️

Confettis

Confettis

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De mes douleurs j’écrivais de toutes les couleurs

Avec la plume d’un scalpel tranchante comme l’horreur

J’éclaboussais des pages blanches d’un sang aux encres noires

En souvenir du naufrage de tous mes espoirs

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De brèves formules entendues le cœur sur la main

Arrosaient du meilleur vin ma soif de destin

Enivrées de bontés aux saines paroles altruistes

Me révélant le vieux secret des alchimistes

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L’intention bienveillante d’une pensée aux mots roses

Barrait chemin à la sinistrose des moroses

En offrant des sourires à la place d’un soupir

Enchanté d’entendre le plaisir vital de rire

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La mélodie murmurait hordes de confettis

Aux immenses cavités d’oreilles engourdies

Où se coincent les insanités du quotidien

En consacrant la malveillance de gens si bien

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Lumineuse cascade pulvérisant les maudits

Sitôt engloutis les mots dits d’un air surpris

Quand tourbillonne le bleu vif avec l’orange

Au soleil de minuit plongeant pile dans l’étrange

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Y@nn Pbd_ fev19_©_🌹

Confettis .

Poseidon

Poseidon

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J’emprunte à la mer son océan de mystères

Des arômes d’aventures parfumés à la dure

Promettant à chaque escale de nouveaux horaires

Maquillant la nature d’une ponctuelle verdure

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L’intuition timide d’une boussole me sert de guide

Pour traversé d’une brasse la saison des tourments

Qu’une mousson torride rejette loin de l’Atlantide

Sur une terre aux sentiments dépourvue d’argent

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De l’or brille pourtant dans les yeux des gens heureux

Comme dans le cœur d’artistes dévoués au bonheur

Sifflotant dans l’air du temps l’hymne des amoureux

Où seule triomphe la ferveur d’incroyables douceurs

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D’une forêt d’émeraude s’évade l’ombre de mes fraudes

Des trésors de pacotilles comparées aux filles

Remontant aux sources de mes tentations ribaudes

En fragrances sucrées de vanille ou de myrtille

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La liqueur aphrodisiaque aux délires maniaques

Souffle en contrebande le jeu des corps langoureux

D’une ile paradisiaque aux nectars démoniaques

Brûle le feu des passions se conjuguant à deux

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Un poison aux goûts de miel renverse ma raison

Suggérant aux mœurs en liesse d’un jour de kermesse

Les sensations acquises aux fièvres d’une religion

Confessant le temps d’une messe des frissons aux fesses

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Le désir volubile enlacé de plaisir

Approuve l’armistice de nos étreintes pacifiques

Aux frontières d’un avenir envieux des soupirs

Admirant la piste aux étoiles de l’atlantique

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Une sirène en peine entravée de ses lourdes chaînes

Noie sa nostalgie créole dans un fond d’alcool

Suffisant pour enivrer les veines d’une baleine

Dont les refrains frivoles invoquent une farandole

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En plein naufrage j’éprouve les charmes de son visage

Quand m’éclaboussent les affections de la passion

Confirmant le vieil adage de mon esclavage

Avec Poseidon, chef d’orchestre de ses dons

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De fines flèches me transpercent au crépuscule d’une brèche

Béante et gourmande du récit des vagabonds

Torturés d’histoires revêches aux encres en panne sèche

Plagiant sur l’amour sa brave imagination

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Y@nn Pbd_nov2018-©

Baiser

Baiser

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L’odeur s’évaporait de sa peau

M’invitant à humer la transparence

De son anatomie d’un matin chaud

Elle savait, me faire perdre les sens

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Sans autre raison de me guider

À travers elle, en me fourvoyant

Refermant le piège sur un damné

Jouant d’un trop prude consentement

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Prisonnier de ses cuisses resserrées

Je me vengeais avec mes plaisirs

Égoïste et violent, qu’elle dit partager.

Petite insolente, tu prêtes à rire

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Renforçant le vénérable désir

Comme de démolir et jouir au nez

D’une expérience vécue en martyr

Pour m’évanouir sur ta joie de me baiser.

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Y@nn Pbd_dec2017_©