Chipie

Chipie

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Dès l’aube tu viens avec le regard trop espiègle

Pour être malhonnête en franchissant ma blanche porte

Ton sourire pour la longue journée me réconforte

Et comme toutes les exceptions, tu confirmes la règle

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De jouer l’enfant de chœur d’un monde sans misère

Où chacun trouve une juste place au bon endroit

Sans faire un chichi malsain du meilleur aloi

En claironnant le spleen d’une chanson à l’envers

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Et d’ailleurs tu me fais bien rire de mes malheurs

En me faisant profiter à fond de la vie

En guettant toutes les lueurs de chaque éclaircie

En m’amusant de tout et rien pour leur faire peur

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C’est ainsi, en souriant tout en aimant

Que revient la saveur piquante du goût de vivre

En rigolant à faire fondre sans excès le givre

Collant aux broderies glacées des vêtements

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Viendra alors le goût des bonnes plaisanteries

En partageant tous ensemble des bons jeux de mots

Aussi agréable que le moment d’un bravo

Félicitant les bonnes blagues osées d’une chipie.

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Y@nn Pbd- avril 2021-©

Couleurs rebelles

Couleurs rebelles

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S’imprimait sur sa peau l’empreinte fanée d’une rose

Au délicat parfum bleuté des choses qu’on ose

Le soir venu sous des draps satinés de noir

Au reflet argenté d’un tendre et bel espoir

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Scintille alors le palpitant de sa merveille

Que jalouse de toute sa splendeur le doux soleil

Poussant ses rayons au firmament de la terre

Dans une si joyeuse et douce odeur de prière

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Elle dit, innocemment, mais d’un tourment puissant

Cueille le vrai bonheur de la vie quand vient le temps

Des secondes tristes aussi cruelles qu’éternelles

Ou pleure de joie les tendresses aux couleurs rebelles

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Elles sont les gardiennes de tes fameux souvenirs

Parfumés aux arômes, flambant de tes fous rires

Elles te feront sourire tous les jours repeints de gris

Avec des flagrances teintées de roses endormies

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Yann Pbd_juin2020–©

Guides

Guides

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Les feuilles du calendrier s’effacent

Loin des yeux, sans un bruit, sans une trace

À l’aube d’un souvenir en contre-jour

Apparait la lumière des toujours

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Elle qui brille depuis la nuit des temps

Dans un cœur brûlant de sentiments

Célébrant d’une larme les fêtes païennes

Dont les joies s’alourdissent de ma peine

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S’éloignent ces instants d’éternité

Suspendue entre futur et passé

À la mémoire embuée d’espoir

Un présent se presse de vous revoir

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Le papier du cadeau de la vie

Se déchire au charme d’une seule magie

Solidaire du désir bienveillant

De vous enlacer de mon vivant

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Cette poésie vous embrasse mes filles

Le sang versé sur chaque lettre scintille

Comme vos étoiles sous la voute céleste

Illuminent ma destinée funeste

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Un silence macabre fouille dans ma vie

La raison de mes sens interdits

Fruit de mes entrailles bénies de joie

Notre amour me guide sur la bonne voie

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Y@nn Pbd-Janv2019-©

Étreintes

Étreintes

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Le bruissement d’un seul jour heureux

Souriant de nos yeux malicieux

S’évade peu à peu des souvenirs

Ou retentissent toujours tes fous rires.

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Lorsque coule l’eau fraiche de cette cascade

Des reflets d’émeraude et de jade

Jaillissent du lit secret d’un torrent

Ou d’imprudences naissent mes sentiments.

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Une forêt colorée de bourgeons

S’épanouit aux chants des frissons

Sitôt évoqués les rêves jadis

Peuplant la nuit de ses mille délices

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De toutes ces douceurs naguère vécues

Subsiste ta candeur, toi l’inconnue

Dont les sillons gravés sur ma peau

Murmurent des versets aux histoires d’O

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Cousu du fil d’argent des orfèvres

La moiteur suffocante de tes lèvres

Transpire du désir de t’enlacer

Aussi fièrement qu’au bel été

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Le temps passé s’invite à présent

Au secours d’un futur imminent

Pour bien nous préparer à revivre

Les joies décrites dans le plus grand livre

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Dans les silences des regards de l’âme

Se contemple l’incandescence d’une flamme

Des passions mystiques jamais éteintes

Brulant d’érotisme nos chaudes étreintes.

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@yanpbd_©_mars19_VV.

Anges (redif)

ANGES

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Tu me décrochais un sourire

Depuis le fond blanc de tes yeux bleus

De mes larmes s’effondra un rire

Lorsque vaincu par ton charme, j’atteignis les cieux

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Au firmament s’envolèrent des anges

Surpris par l’allégresse de tes caresses.

J’en titubais de manière étrange

En effleurant le septième ciel de sa promesse

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Flottait dans l’air l’odeur de ton parfum

Ravageant le reste de mon innocence

Aux désirs violemment libertins

Ornés de bien futiles conséquences

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Toute la tendresse du sortilège

Doté de ses habiles pouvoirs

Effaça la détresse d’un sacrilège

Vers de subtils espoirs

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Alors seulement la nuit en s’enfuyant

Renversa de sa tendre couverture étoilée

Vers un plaisir brulant et scintillant

Nos âmes impudiquement égarées

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Yann Pbd_oct19_©

Arabesque

Arabesque

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De mon bonheur, j’invente une recette

Chaque jour, chaque nuit selon mes folies

Des petits riens roulés en pirouette

Aux goûts vanillés de poésie

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M’abreuvant des mots de la fontaine

Je m’éclabousse d’exquises rêveries

L’ivresse d’une frêle rime en porcelaine

Relève la saveur de mon esprit

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Cent questions sans réponse s’abandonnent

Sous les secrets gardiens du mystère

Connus de tous ceux qui se pardonnent

Avant même de poser pied à terre

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La courte magie de l’instant me dit

De tout respirer a pleins poumons

Avant que la vie ne soit finie

Comme si tout ça n’était qu’illusion

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La malédiction de tout baptême

Récompense aussi les infidèles

Avec des fleurs pleines de chrysanthèmes

À l’aube d’une promesse éternelle

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D’ailleurs les défunts s’en souviennent bien

Du serment mijoté par l’amour

C’était écrit au creux de leurs mains

Comme une formule dite depuis toujours

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De tous les ingrédients essentiels

Durant ce périple chevaleresque

L’humour au parfum providentiel

Embellit la nature d’arabesques

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Y@nn Pbd- fev2019-©

Oiseau

Oiseau

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Le chant d’un oiseau me confia dans l’oreille

La mélodie étincelante du soleil

Des rayons aux notes colorées d’aventures

Dont le refrain charma ma divine nature

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Une fine pluie d’été finit par succomber

Sur le matin d’un paysage enflammé

À son zénith, pleuvaient des larmes d’émotions

Ravies de fredonner l’air triste d’une chanson

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De la joie s’échappait d’un ciel taciturne

Sous le regard franc et complice de Saturne

L’étrange feux d’artifice d’une belle parabole

Inonda l’univers d’éclats de paroles

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D’émouvants chuchotements digne comme le vent

Soufflaient aux égarés le chemin du temps

À prendre sans trop se presser les jours fériés

Clamaient en chœur tous les autres jours de l’année

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fev2019- Y@nn Pbd-©

Pétasses

Pétasses

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Nan, tu écris de la poésie ?

Des histoires bien plus courtes qu’un récit ?

Avec des rimes plus riches qu’à la banque

Ou s’entassent toutes les pétasses en manque

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Elles y attendent le vrai prince charmant

Trop occupé à compter l’argent

Laissez-la par des gens si honnêtes

Qu’ils en oublient même des cacahouètes

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De toutes petites pièces en ferraille jaune

Pesant juste assez pour une pauvre faune

Qu’il en faudrait bien plus que des tonnes

Pour attirer l’œil rouge des patronnes

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Des banquières perchées sur un strapontin

Éjectables les jours de trente et un

Alors que ces dames dites sans vertus

Chantent bien plus juste que ces malotrues

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Plus merveilleuse que des religieuses

Perdues dans l’abbaye silencieuse

Qu’embrassent de détresse les belles déesses

Pleines des promesses cachant leurs grossesses

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Y@nn Pbd- avril 2021-©

Maud

Maud

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Chaque matin et soir, dans ma chambre tu viens me voir

Avec gentillesse tu me mets de bonne humeur

En toute délicatesse tu me réchauffes le cœur

Et ton si beau sourire me redonne de l’espoir

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Celui de vivre encore de beaux moments heureux

Même dans ces circonstances parfois bien délicates

Aussi cruelle que la barbarie d’un pirate

Puisqu’en acceptant ce petit jeu merveilleux

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Aussi lumineux qu’une belle forêt émeraude

Tout s’éclairera comme le décor de tes yeux

De la splendeur réservée aux étoiles toutes bleues

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Des sentiments plus puissants qu’une pluie diluvienne

Jailliront du chapeau pointu d’une magicienne

Tout en scandant en liesse ton joli prénom : Maud.

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#sonnet

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Y@nn Pbd-avril 2021-©

Mirage

Mirage

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Accorde-moi un peu d’air frais

Si tu quittes cette terre en secret

Que dans le fond rouge de mon coeur

Subsiste un peu de ton odeur

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Le résidu de notre amour

Qui à jamais et pour toujours

S’envolera très haut en l’air

Vers l’infini de cette basse terre

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Un lieu en dehors de toutes normes

Établies par des uniformes

Rose sanguinolent d’une peur bleue

À faire pâlir d’horreur nos Dieux

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Reste de folles sensations de joie

Dans un tourbillon fou d’émois

Quand apparaît ton beau visage

Au détour flouté d’un mirage
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Y@nn Pbd- avril 2021-©