Cocain’ô’girl

Cocaīn’ô’girl

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Du fond bleu de tes yeux, j’aperçois une lueur

Dans des reflets azur au rivage du bonheur

Flotte un soleil aux couleurs dorées de bronzage

Incitant à l’instant de partir en voyage

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En t’emmenant au bout du monde vers l’inconnu
À la rencontre d’une passion dévorante perdue

Faisant perdre tous les sens communs de la tête

Rien qu’en apercevant ton charme dans les mirettes

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Se propage alors dans le corps l’onde salvatrice

Propice à te vénérer comme l’impératrice
D’une saveur aussi pimentée qu’une cocaïne

Oû, nu, tu m’emprisonnerais dans une baïne
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Et je me laisserai couler au fond de ton cœur
Vers un paradis artificiel d’une chaleur
Aussi sauvage et sombre que les cales du black pearl

Mais colorer comme toi belle cocainogirl

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Y@nn Pbd–juin2021–©

Bénévole

Bénévole

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Je lis dans mon réconfort

Une belle vague de confort

Au parfum mystérieux

Et aux yeux bleus.

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L’effleurement de sa tendresse

L’impossibilité d’une caresse

L’étreinte d’un murmure

Sous son épaisse armure.

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Comment je la tenais en laisse

Abandonnant toute ma gentillesse

L’invitant maladroitement

À se déshabiller entièrement

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Enfin prosterner sous ses fesses

Que j’chantais déjà une messe

En fredonnant de belles paroles :

Va refuser le charme d’une bénévole !

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Yann Pbd_dec2017_©

Mes graines

Mes graines

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Petites graines à peine écloses, devant un père idiot

Courant de gauche à droite, en se croyant beau

Finalement, je vous ai bien vu grandir, jolies filles

Vous étiez d’adorables petites et fines brindilles.

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Tous ces souvenirs intacts enlacés dans le brouillard

Virevoltent en harmonie d’un périlleux hasard.

Oh oui, cette destination est bien ma providence

Mes amours, je vous aime comme ma chance

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Mais autour de cette longue farce pitoyable

S’enroule l’horizon, allégé d’un mal insoutenable

Le sourd désir de vous revoir tel qu’au premier jour

L’âme sachant ce qu’il adviendrait depuis toujours.

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Et notre amour devenu si distant maintenant

Me donne l’espoir qu’il reviendra dans les temps

L’arc-en-ciel tendu entre nos sentiments élastiques

Écrira la suite infinie de notre conte fantastique.

Yann Pbd dec17,©, à mes filles.

Brindilles

Brindilles

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Brindilles emportées par le vent des sentiments

Au loin d’un cœur déshérité de sa fortune

D’où s’évapore l’amer parfum des vieilles rancunes

Céleste arôme de brumes au pouvoir transcendant

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De votre journal disparaissent nos tendres souvenirs

Gravé sur le marbre fendu de ma pierre tombale

Érigée entre les flammes d’une vétuste cathédrale

Un nom sans épitaphe résume mon repentir

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D’innocents péchés se bousculent au portillon

Expiant d’obscures fautes comptables de notre devenir

Chargées d’indolents regrets venus m’interdire

D’enlacer vos douces chairs d’une native dévotion

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Le cliché d’un long filament incandescent

S’emmêle de compassion à l’aube d’un nouveau jour

En prélude d’un vieil amour vierge de tout retour

Votre confiance sous-estime ce pardon impatient

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Yann Pbd_oct2018_©…à mes filles

Joue

JOUE

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Déposer une caresse sur ta joue

D’une main précise, t’effleurer le cou

Lécher le bout de tes seins pointus

Embrassé ce qui reste de ta vertu

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Si jamais un jour noir tu l’oublies

Ce petit coin bleu de paradis

Suis le sentier rouge de l’insolence

Il te guidera vers l’impatience

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Comme la pulsion d’une envie pressante

Surgira le bourgeon d’une attente

L’irrésistible désir de s’aimer

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Emporté par le vent de l’été

Fleuriront des graines de sentiments

Pleine de sève comme cette liqueur d’antan

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Y@nn Pbd_Fev19_©

Muse

Muse

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Veux-tu bien être ma muse

Ici, que nos folies s’amusent

Résiste près de moi

Grâce à toi, je respire la joie

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Intense, douce et parfumée

Naturellement, sans te forcer

Influence mes inspirations

Et ondule autour de ma raison.

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Guinness, Rhum où t’es qui là

Ivre, ton nom se grave en bas

Non, je ne peux pas le dire

G, ton point, à tant à m’offrir

Enivré d’une belle jouissance

Résiste un peu à mon insolence.

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Virage en épingle et dérapage

Interpelle ceux d’un autre âge

Roule encore de tes hanches

Généreuses, parfaites et blanches

Oublie-moi, succombe à la tentation.

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Yann Pbd_août2018_©

Prêtasses

Pétasses

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Nan, tu écris de la poésie ?

Des histoires bien plus courtes qu’un récit ?

Avec des rimes plus riches qu’à la banque

Où s’entassent toutes les pétasses en manque

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Elles y attendent le vrai prince charmant

Trop occupé à compter l’argent

Laissez-là par des gens si honnêtes

Qu’ils en oublient même des cacahouètes

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De toutes petites pièces en ferraille jaune

Pesant juste assez pour une pauvre faune

Qu’il en faudrait bien plus que des tonnes

Pour attirer l’œil rouge des patronnes

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Des banquières perchées sur un strapontin

Éjectables les jours de trente et un

Alors que ces dames dites sans vertus

Chantent bien plus juste que ces malotrues

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Plus merveilleuse que des religieuses

Perdues dans l’abbaye silencieuse

Qu’embrassent de détresse les belles déesses

Pleines des promesses cachant leurs grossesses

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Y@nn Pbd- avril 2021-©

Plume

Plume

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À Victoria et Johanna

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Du temps s’est écoulé depuis votre long départ

Pourtant, dans ma chair, je ne peux vous oublier

Vous êtes à jamais l’essence d’une vie tant rêvée

Que votre si longue absence flotte comme un nénuphar

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Ô j’aimerais tant vous revoir prochainement

Et que vous devez être de grandes et belles filles

Maintenant si près et si loin de notre famille

À jamais graver dans les limbes d’un firmament

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Aussi céleste que mon amour, que je vous offre

Comme une plume assez légère pour en fendre l’air

Et vous rejoindre au crépuscule de la lumière

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Éclairant de mille feux ce jour tant attendu

De vous retrouver dès l’aube claire de votre venue

En cueillant votre juste estime dans le fond d’un coffre

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Y@nn Pbd_ décembre 2020_©_😎

Juliette

JULIETTE

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Si tu veux rendre hommage, bien sûr, à la belle Juliette

Avec un sourire aussi digne qu’une lune naissante

Et des paroles juste frivoles, fraîchement luisantes

Sans commettre les outrages d’une terrible conquête

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Ne raconte pas d’histoires parfumées d’idées noires

Mais fais-la plutôt rire d’éclats assez brillants

Pour qu’elle voyage vers l’imaginaire d’instants

Plus sincères qu’une vie en terre de désespoir

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Tu lui feras tourner, sans la perdre, la tête

Avec l’air vivifiant charmant d’un jour de fête

Tu gagneras son amitié d’un jour d’été

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Et tu sentiras le bonheur d’une vérité

T’effleurer la peau comme une soyeuse chansonnette

Que fredonne la nuit sans se cacher, le poète.

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Y@nn Pbd_juillet 2020_ Â Juliette. ©🌹

#sonnet

Brouhaha

Brouhaha

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Ne rien dire, pas un mot ne sortira

Si ce n’est le silence qui s’abattra

Sur la cloison entendue des paroles

Dans le brouhaha des gens qui rigolent

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Observer ce monde encore anodin

Qui se lève de bonne humeur chaque matin

Sans même se soucier du temps qu’il fera

Puisque de toutes façons rien n’y changera

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En fredonnant d’un air gai une chanson

S’évadent les tracas à force de raison

Et rien ne saurait interrompre cette joie

Criante de vérité dur comme le bois

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Une fantastique fantaisie les soutiens

Ces laxistes des si mauvais lendemains

Ceux qui n’existent que dans l’imaginaire

De malandrins perdus sur la basse terre

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Alors qu’un merveilleux conte de l’enfance

Récite le temps infini d’une absence

Le moment présent comme seule vérité

À retenir pour toute l’éternité

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Yann Pbd_ septembre 2021_©