Transgressions

Transgressions

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T’écrire simplement

Des mots sans tourments

Comme le vent se glisse 

Loin des précipices

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Flotterait dans l’air du temps

L’insouciance de nos vingt ans

Impudente d’éternité 

Pour mieux jouir de ta beauté

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En fermant les yeux

Des rêves merveilleux

Rayonne du destin

Croisé un matin

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T’écrire de belle chose

Parlant de l’eau rose

Entre les nénuphars 

Luisant comme un phare

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Revivre le meilleur 

Oubliant les pleurs

Pour donner au pire

Des gifles de sourire

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Vivre d’amour et d’eau fraîche

Qu’une étincelle en mèche

Fusionne au fond du cœur 

Dévoilant nos chaleurs

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D’intimes provocations 

Séduites d’hésitations

Frôlent nos âmes délicates 

D’un miaulement de chatte 

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Les vertiges d’un seul désir

Étanchent nos soifs d’avenir

Figeant l’unique sentiment 

Digne de vivre dans le présent

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Le passé des vieux futurs

S’évanouissent des murmures

Qu’étouffent nos gémissements

Effrontément imprudent 

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L’étreinte des regards nous plonge

Aux confins d’une toile de songes

Reflets de couleurs lunaires

Qu’enflamment des rayons solaires

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L’univers vous appartient

Dénonce plus d’un lendemain

Jaloux du mépris poli

Assumés de nos envies

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La tendresse de nos caresses

Épouse nos cœurs d’allégresse 

Qu’offre le délice de nos sexes

Mélangés dans un vortex

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Les sens happés par l’éveil 

Viennent engourdir notre sommeil

De l’éternel rêve d’un vice 

Défendu par les solstices

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L’attirance de nos contrastes

Concède aux intentions chastes

D’échanger de positions

Par d’élégantes transgressions

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YPbd_nov18

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Sortilège

 Sortilège

Sur des joues creusées de pourpres sanglots

Coulent en cascade ses dernières larmes

Jetant au précipice de son charme

L’esquisse d’une torture à fleur de peau

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Ses racines culminant aux mornes cimes

Mutilent l’espoir d’atteindre le ciel

La gravité broyée par son fiel

Esquive au martyre de vendre ses crimes

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Des broutilles l’accusant de victime

Fait de son regard aveuglé

Les désillusions d’un passionné

Esquif rugissant d’une vive estime

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L’âme ruisselante au seuil des chagrins

Sacrifice de glorieuses épreuves

D’alluvions blessées au lit d’un fleuve

Le sortilège s’endeuille au matin

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YPbd_oct18

  

 

    

 

  

 

 

 

Avertissement

Avertissement

De savantes caresses sur le velours de tes fesses

Épouse ma rude allégresse aux perverses promesses

Qu’une docile esclave attachée à mes fantasmes

Pimente de nobles secrets gémissants d’enthousiasme

 

Oh rien de bien vulgaire à l’instar d’une vile guerre

Peuplant de chairs putrides le marbre des cimetières

L’éphémère vigueur jouit de force bien supérieure

Enivrant nos sexes de plus réjouissantes vapeurs

 

Des états d’âme aux profondeurs insoupçonnables

Tannent à fleur de peau des désirs insupportables

Délivrer les tabous emprisonnant la joie

Demeure le plaisir ultime de nos vicieuses lois

 

Enfreindre les interdits aux faveurs d’un supplice

En consentement d’autres sauvageries complices

Étonnera de la sensuelle voie choisie

Sombre chemin d’une coquine aux lumières averties

 

 

YPbd_oct18

 

Dancing

Let’s go dancing. All night dancing with you. Le rythme. Toujours le même. Percute. Donne ses petits uppercuts. Proprement. Régulièrement. Longtemps. Et c’est dur. Et doux, à la fois. Rugueux. Mélodieux. Sauvage. Tribal. Animal. Tu danses. Ton corps vibre. Tes épaules, basses puis hautes. Tes muscles tendus. Électrocuté, tu es. Plein d’atomes en effervescence, qui partent dans tout le sens. Atomisé. Tu te disperses. Entrelacés autour de mon âme. Je tourbillonne. Let’s go dancing. All night dancing with you. Rien ne t’arrête. Tu t’entêtes. Ondule ! Ouais, bouge. T’exprimes la volupté. Grasse et onctueuse. Du velours, chaud, brûle entre tes cuisses malheureuses. Attends, je vais me rapprocher. Ah ! Tu dis préférer que je m’y attarde. C’est vrai, qu’avec cette chaleur d’un matin calme. Mais danse ! Ne t’arrête pas de danser. L’électronique. Sur le même tempo. Toujours le même, qu’à force de tourner dans le cortex, ton corps s’harmonise dans ta tête. Tu ne fais plus qu’une, avec toutes les autres. T’incarnes l’univers entier. Danse. Combien devrais-je te payer pour toutes les croiser, ces créatures enchantées ?

Yann Pbd dec17

 

POSEIDON

Poseidon 

 

J’emprunte à la mer son océan de mystères

Des arômes d’aventures parfumés à la dure

Promettant à chaque escale de nouveaux horaires

Maquillant la nature d’une ponctuelle verdure

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L’intuition timide d’une boussole me sert de guide

Pour traversé d’une brasse la saison des tourments

Qu’une mousson torride rejette loin de l’Atlantide

Sur une terre aux sentiments dépourvue d’argent

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De l’or brille pourtant dans les yeux des gens heureux

Comme dans le cœur d’artistes dévoués au bonheur

Sifflotant dans l’air du temps l’hymne des amoureux

Ou seule triomphe la ferveur d’incroyables douceurs

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D’une forêt d’émeraude s’évade l’ombre de mes fraudes

Des trésors de pacotilles comparées aux filles

Remontant aux sources de mes tentations ribaudes

En fragrances sucrées de vanille ou de myrtille

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La liqueur aphrodisiaque aux délires maniaques

Souffle en contrebande le jeu des corps langoureux

D’une ile paradisiaque aux nectars démoniaques

Brûle le feu des passions se conjuguant à deux

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Un poison aux goûts de miel renverse ma raison

Suggérant aux mœurs en liesse d’un jour de kermesse

Les sensations acquises aux fièvres d’une religion

Confessant le temps d’une messe des frissons aux fesses

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 Le désir volubile enlacé de plaisir

Approuve l’armistice de nos étreintes pacifiques

Aux frontières d’un avenir envieux des soupirs

Admirant la piste aux étoiles de l’atlantique

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Une sirène en peine entravée de ses lourdes chaînes

Noie sa nostalgie créole dans un fond d’alcool

Suffisant pour enivrer les veines d’une baleine

Dont les refrains frivoles invoquent une farandole

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En plein naufrage j’éprouve les charmes de son visage

Quand m’éclaboussent les affections de la passion

Confirmant le vieil adage de mon esclavage

Avec Poseidon, chef d’orchestre de ses dons

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De fines flèches me transpercent au crépuscule d’une brèche

Béante et gourmande du récit des vagabonds

Torturés d’histoires revêches aux encres en panne sèche

Plagiant sur l’amour sa brave imagination

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       YPbd_nov18

 

 

Assassin

ASSASSIN

 

Vous ne m’avez pas assassiné

Durant cette longue nuit d’été

À peine égratigné, seulement

Mon corps gît bien patiemment

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Que chacun puisse le contempler

Il vous aidera à vous détester

Mais déjà vous détournez les yeux

Effrayé par la mort d’un bienheureux 

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La nausée, le vomi vous envahit

Vous sentez venir en vous l’infamie

Bientôt la folie et puis le dégoût

À l’écoute aigre doux d’un verrou

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Emmuré vivant chez les aliénés

Vous apprenez à me regretter 

Alors que mon âme, infatigable

Joue votre sort avec le diable.

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YPbd_0718 ahahah

 

SANG

SANG

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Il est ou le sang, le sang des innocents

Celui des enfants versés inutilement ?

Coule-t-il encore dans nos veines ?

Soulage-t-il au moins vos peines ?

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Aspergés des éclaboussures du passé

Chacun se sent un peu plus détroussé

Du long combat mené par ses aïeux

Avortant la révolution, nom de Dieu !

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Paroles fallacieuses, mot ordurier

Voilà ce que l’on entend la journée

Enivré des belles promesses de saisons

La tête penchée en signe de soumission

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L’égalité s’emmêle dans son barème

Usant du même sempiternel théorème

Que par soi-même, commence la charité

Comprenons, enfin, l’espoir bafoué !

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YPbd_dec17