VBD 1404

 

 

 

Aujourd’hui mon cœur s’envole 

Rejoindre le feu d’une idole

Allumé d’une victoire

Pendant une nuit d’espoir

 

 

Y@nPBD_avril14

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Avenir

Avenir

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Déambulant sur le sentier de l’avenir

D’intimes foulées rythment en cadence celle d’un désir

Défile un paysage arrosé de tempête

Rinçant d’obscurs fantasmes au pied d’amères défaites

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Maudite trajectoire variant des plaisirs promus

Délires de vieilles doléances naguère invaincues

S’étale en pagaille une armée de  souvenirs

 Aux fières allures d’hier enclines à m’éblouir

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La nuit révèle aux âmes égarées d’autres couleurs

Invisibles saveurs à l’oeil embué de leurres

Palpitent les paupières transpercées d’une lumière nacre

La confession solennelle d’un cœur aux mille sacres

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 Puis l’aube du jour se lève rendre grâce aux merveilles

Des rêves impatients d’émerger d’un long sommeil

 Une ombre intrépide avide de sensations danse

L’immanente passion solidaire d’une transe

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YPbd_oct18

 

Cupidon

 

Les courbes de son corps sculptaient un abime divin

Ou sillonnait l’encre nerveuse d’une histoire sans fin 

Des promesses récitées au secret d’une caresse

Aussi savante que l’arrondi fou de ses fesses

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Glissant de la tête au pied, j’effleurais sa peau

Des foudres électrisantes frissonnaient en drapeau

Sur les rives ensablées d’une plage abandonnée

Au regard des curieux et de gens peu pressés

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Enfin, je le rencontrais mon sublime destin

Avec toute la tendresse étendue de sa main

Se touchait l’essence inflammable de nos âmes nues

Aussi tumultueuses que des rivières en crue

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Sous les flots vagabonds d’une lame plus furibonde

Se déversaient de joie l’amnésie du vieux monde

Dans un endroit au parfum vierge de tout repos

Plus mystérieux que l’allée dorée des tombeaux

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Là où brille le flambeau céleste du feu sacré

S’éternisait un rire funeste d’ange égaré

Déchu de l’honneur tyrannique de ses pulsions

Une fois admis le vertige de son illusion

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Alors s’évanouit la nuit dans nos esprits

Avec Cupidon en maitre de cérémonie

Et nous jouions, jouions la grande parade nocturne

Jusqu’à illuminer tous ces dieux taciturnes

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 Ensuite arriva le silence des jours tranquilles

Entendues au matin d’un rêve encore fébrile

Si bien engourdi dans une mémoire pernicieuse

Dont l’érotisme confessait des fièvres nébuleuses

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 y@nPbd_mars19

 

Diable Vauvert

 Diable Vauvert

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Ce jour ou les vestiges d’une magie m’étourdirent

Au matin resplendissant d’un sombre avenir

Seule la nuit se tut, d’un cri suprême et splendide

Calfeutrant son écho sous mon âme translucide

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Avec des couleurs révoltantes de vérité

Plana le soupir d’arôme volé au café

La symphonie d’une balade aux faux airs sincères

Rajouta de l’héroïsme à l’imaginaire

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Le velours d’une caresse vint m’effleurer l’esprit

Donnant son arrière-goût aux fantasmes de la vie

Des fantaisies vindicatives de mon bonheur

Jalouses d’un bouquet d’épines flattant mes douleurs

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Devant l’éternité promise d’un cimetière

Aux sources du temps s’évapore l’éphémère rivière

Abreuvant les perceptions de mon existence

De pensées somnambules comme preuve de ma naissance

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Ô lumière divine prend date des rêves endormis

Ou justifie le sommeil des morts en sursis

S’évadant si secrètement aux astres levants

Rejoindre Morphée venu prêter d’étranges serments

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Légendes vivantes enfermées à l’ombre du repos

Suggérant d’innocentes bravoures dignes d’un héros

L’oeil percé par les déceptions d’un lendemain

Aux accents d’hier fredonnant les mêmes refrains

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Vif éclair d’où jaillissent des lueurs de l’ailleurs

Aux hameçons d’illusions harponnant le cœur

Sous l’hypnose du charme cruel des heures de l’éveil

Disparaissent mes songes refroidis par le soleil

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Laissant la réalité m’ancrer les pieds sur terre

Je m’écris un chemin à l’encre des vieux mystères

Piochant une lecture au hasard de l’aventure

Je simule une fable en souvenir du futur

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S’incarne en toi l’intime désir de me connaître

Toi l’habitant du réel qui semble me voir naître

En exauçant les vœux d’un destin onirique

À chaque minute de ces longues secondes fatidiques

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Une lubie dans ma tête s’enivre d’un ciel en fête

Qu’un miracle célèbre en bénissant de conquête

Une pluie d’instants me garde les yeux bien grand ouverts

Vivre la prière d’un rêve menant au diable Vauvert

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Y@nPbd_Dec 18

 

L’enfer

L’enfer

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L’enfer s’explore aux lumières de l’aurore

Quand s’endort le repaire du mort d’hier

Son cadavre, au matin d’une nuit d’effort

Reboise l’esprit de pensées suicidaires

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Brulées vives par les flammes d’un cœur fendu

D’ou ruisselle le magma d’une pluie ardente

S’échappe la sentence magique d’une vertu.

Au bucher des vanités pousse une plante

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Ses pouvoirs maléfiques m’ensorcellent l’âme

De tourments bénéfiques à mon éveil

 Aux sentiments verrouillés d’un sésame

 Empêchant d’éclore la fleur du sommeil

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S’éteignent d’éternelles secondes de repos

À l’ombre d’une vie encore épanouie

Répudiant l’accueil tenace d’un tombeau

Prompt à ressusciter une prophétie

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La paume gravée de ses vieux souvenirs

M’évoque l’errance du chemin parcouru

Soulevant le mystère de l’avenir

Au moment des plus inattendu

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Sur ce destin aux abords d’un ravin

La vue splendide guette un vertige timide

Prouvant au corps les pouvoirs du malin

Le complice de mes nuits les plus sordides

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Le diable surveille du haut de sa tendresse

Les traces du cortège funèbre de mon deuil

Menant de vie à trépas ma jeunesse

Éprise des couleurs d’un automne en feuille

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Une saison en enfer passe bien trop vite

Quand s’éveille au pays des insomnies

L’angoisse d’une joie interdisant la suite

Des vertiges d’une nuit à mourir d’ennui

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YPbd_nov18

 

 

Guide

Les feuilles du calendrier s’effacent

Loin des yeux, sans un bruit, sans une trace

À l’aube d’un souvenir en contre-jour

Apparait la lumière des toujours

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Elle qui brille depuis la nuit des temps

Dans un cœur brûlant de sentiments

Célébrant d’une larme les fêtes païennes

Dont les joies s’alourdissent de ma peine

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S’éloignent ces instants d’éternité

Suspendue entre futur et passé

À la mémoire embuée d’espoir

Un présent se presse de vous revoir

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Le papier du cadeau de la vie

Se déchire au charme d’une seule magie

Solidaire du désir bienveillant

De vous enlacer de mon vivant

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Cette poésie vous embrasse mes filles

Le sang versé sur chaque lettre scintille

Comme vos étoiles sous la voute céleste

Illuminent ma destinée funeste

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Un silence macabre fouille dans ma vie

La raison de mes sens interdits

Fruit de mes entrailles bénies de joie

Notre amour me guide sur la bonne voie

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Y@n Pbd _ Janv19

  

Liqueur

Liqueur

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Déposer une caresse sur ta joue

D’une main précise, t’effleurer le cou

Lécher le bout de tes seins pointus

Embrasser le reste de tes vertus

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Si jamais un jour noir tu l’oublies

Ce petit coin bleu de paradis

Suis le sentier rouge de l’insolence

Il te guidera vers l’impatience

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Comme la pulsion d’une envie pressante

Surgira le bourgeon d’une attente

L’irrésistible désir de s’aimer

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Emporté par le vent de l’été

Fleuriront des graines de sentiments

Pleine d’une sève de cette liqueur d’antan

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Y@nn Pbd / Fev19