REGRET

Regret

 

T’effleurer d’une caresse irréelle

Suggérant la passion immortelle

D’un souffle chaud brûlant tes idéaux

Sublimant la fièvre de mes assauts

 

Couchant dans tes souvenirs secrets

L’étroite liaison coupable d’un succès

Aux vices variés d’obsessions torrides

Gémissants d’obscènes soupirs humides

 

Des fluides aux relents de persistance

Longtemps exaltent tes cris de jouissances

En écho de l’ébat légitime

Du sulfureux scénario intime

 

 Sous de lascifs effets secondaires

Perdure en toi l’érotique prière

Récité avec une dévotion

Réservée à ton seul abandon

 

De nos joyeux effluves mélangés

Subsiste le souvenir d’une fierté

La rencontre virtuelle de nos âmes

Dont nos divines voluptés se pâment

 

Les corps dansent sur le parfait accord

D’un refrain suave défiant la mort

Dévoilant la luxure d’un cadeau

Pénétrant l’esprit avec ces mots

 

N’oublie pas le refrain au matin

Baisant d’un faux adieu ta douce main

L’amour s’achève sur un seul regret

Celui de te quitter pour de vrai

 

 

YPbd_oct18

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Vapeurs

 

Vapeurs

 

Des vapeurs rouges d’l’enfer, j’écris des poèmes bleus
Ici, rien ne bouge sauf la flamme d’un valeureux
Brûlant ses joies trucidées d’un touchant passé
Souvenir d’une mélodie jamais effacée

J’affranchis vers leur destination ces humbles vers
Rangé par ordre de bataille comme des militaires
S’armant de mots puissants aux sanglots épuisants
De pourpres braises éructant d’un volcan larmoyant

Jetant les étoiles au firmament d’un ciel noir
En longs filaments blancs éblouissant vos soirs
Pilonnage canonisant la terre de symboles
Où crèvent les nuages gris au ciel d’une parabole

L’ocre des pigments délavés lacère l’atmosphère
D’honorables prières galvaudant vos sanctuaires
Ou d’infects charniers glauques érigent vos joyeuses peurs
Sombres tourments s’évaporant d’un chaudron d’horreurs

Les terreurs de la guerre inondent les cimetières
De fleurs écarlates couvrant de honte nos repaires
Là reposent de gloire les traîtrises d’une basse élite
Des pêchers condamnables culminants au zénith

Sous la vieille rouille des pierres tombales végète la paix
Jugé coupable de compassion par les versets
En genèse des souffrances infligées par les armes
Mutilant l’espoir de voir cette couleur du parme

Ornant l’essence des larmes au reflet arc-en-ciel
Se voûtent les étoiles d’un soleil providentiel
Venu t’avertir de plusieurs joies à venir
Sitôt franchies les portes closes de tes pieux désirs

Bats en toi un cœur suffisant à nos amours
Éphémère Fiançailles au tambour d’une belle-de-jour
Rythmant d’impassibles grondements d’éternité
Impatients de t’enseigner l’art divin d’aimer

 

YPbd_nov18

 

Toi

TOI

 

L’idée sublime

De fouiller l’abîme

D’une inconnue

Naviguant

L’eau salée

De vertige

En dérive

À demi nue

 

De vertige

En dérive

À demi nue

 

L’idée amère

D’un solitaire

Suspendu

Au bout de tes lèvres

Comme une fièvre

De vestige

En étrive

Désir vendu

 

De vestige

En étrive

Désir perdu

 

L’idée docile

D’une vie facile

Détendu

Accroché à ton ombre

Que rien n’encombre

De verdict

En vindicte

Rien de prévu

 

De verdict

En vindicte

Rien de prévu

 

L’idée naïve

D’une charité

Aperçu

Au détour d’une rue

En reluquant ton cul

De vérité

En absurdité

Du vécu

 

De vérité

En absurdité

Du vécu

 

L’idée terrible

D’abandonner

L’inattendu

L’éblouissement de la vie

Les joies d’une cérémonie

De verset

En volet

D’un tordu

 

De verset

En volet

D’un cocu

 

L’idée certaine

Qu’elle était mienne

Invaincu

Je l’ai laissé partir

Sans la trahir

Du verglas

Valdingua

La vérité

 

Du verglas

Valdingua

La vérité

 

 

YPbd_sept18

 

Au diable d’un rivage

Au diable d’un rivage

 

 

En plein cœur d’une tourmente, la tempête se déchaîne

Les boussoles s’affolent narguant le mat de misaine

De sombrer en silence vers d’obscures profondeurs

Engloutissant la seule confiance d’un monde meilleur

 

Au fond de l’eau noire matelot tient bon la barre

Dans le verre des mortes-eaux, noie tes sanglots d’espoirs

Saoule-toi de la triste écume et ses flots amers

Le mal de mer est pire de solitude à terre

 

À fond de cale, ta cargaison de rhum chavire

D’un filet d’ivresse sabordant l’allure du navire

S’éloigne la fille du port, en larmes de tes douleurs

De fureur, l’océan te promet d’autres ferveurs

 

Quand l’avenir ressemble à de vieux souvenirs

D’un mauvais sourire pense au calvaire du martyre

Quand les coquillages s’échouent au diable d’un rivage

Leur naufrage camoufle l’élégance d’un sauvetage

 

Marin ! Le chant des sirènes ne souffre d’aucune peine

Le sang de tes veines cuve celui d’un capitaine

L’injustice endurcit de tendresses les abysses

Dévoués complices en détresse à tes supplices

 

Corrompue d’écœurement l’ange flotte au vent

À l’affût d’un sentiment digne d’achèvement

Tes murmures d’ignorance défient sa connaissance

Du maelström bénit où sévit ton indigence

 

Ce tourbillon malin conjurant le divin

Passe outre ton chagrin en spéculant ton destin

D’ambitions viscérales déferlant comme une vague

Sur ta vie médusée, d’avancer en zigzague

 

Le court chemin tracé par les lignes de ta main

Vierge itinéraire d’un passager clandestin

S’aventure au-delà d’une sotte admiration

Pour les trésors fondateurs de ta soumission

 

Tirer des bords de travers ôte les doutes d’une route

Clairsemées d’embûches entassées dans la sombre soute

Combustible nécessaire aux fouilles de ton désert

Guidant vers l’oasis d’un nouvel hémisphère

 

Pars à l’abordage en jetant au sol les armes

Piaillent les colibris en étouffant ton vacarme

L’âme orpheline greffée sur sa nouvelle famille

Relate son périple avec ce regard qui brille

 

 

YPbd_oct18

 

 

 

 

Vautour

Vautour

 

Il était une fois de troublantes sensations

Évoquant l’histoire de vibrantes émotions

Saveurs de fleurs écloses un jour du printemps

Déracinées au cours de l’automne suivant

 

 Un capital de pétales en héritage

Lentement se fanent au ras d’un marécage

Ruminant des éléments à leurs tourments

Phénomène saluant leur désagrément

 

L’anesthésie au coeur d’un hiver glacial

Assassine l’honorable relation tribale

Convenue à l’aube consciente des premiers jours

En méprisant la rime logique d’un toujours

 

S’effacent dans l’oubli des souvenirs chéris

Évaporant dans les limbes de leurs esprits

La cuisante mélancolie de mon amour

Planant désormais sur elles comme un vautour

 

 

YPbd_oct18… à mes filles.

 

Ma Vie

Ma Vie

J’ai voulu te croire en me donnant de l’espoir

Tout s’est mis à tanguer sous un drôle de voile noir

Des brumes si nébuleuses encerclaient mon destin

Depuis les mélodies de mes premiers chagrins

 

La floraison d’un langage embelli de sens

Éclairait mes nuits aux jours de ta connaissance

Les joyeuses lectures de tes curieuses métaphores

M’échouèrent au rivage ensablé d’une mine d’or

 

L’alléchante étendue des grains de ton parfum

 Enivraient leurs saveurs de meilleurs lendemains

Flottait au Ciel le vertige d’une lente évasion

Dodelinant des promesses à mes illusions

 

Les secrets trahis témoignaient de ta confiance

En présage d’insolences permises aux vaines souffrances

D’un irrésistible souffle suffoquaient tes saillies

M’investissant de folies aux gloires de ma vie

 

 

 YPbd_sept18

 

Pouvoirs magiques

Pouvoirs magiques

 

 

L’épuisante prouesse de tes caresses

Vénère une torture propice aux transes

 Rivant les mains aux muscles de tes fesses

Je vibre l’allégresse de ta vengeance

 

De torrides préliminaires savants

Éludent les timides questions idiotes

De tes réponses d’encouragements

Aussi bruyante qu’une vulgaire révolte

 

M’inondant du plaisir extatique

D’une romantique et perverse jouissance

Éreintant de mes fougues maléfiques

D’ingénieuses propositions d’indécences

 

Gémissants des murmures aux nuits dures

Les plaintes de nos supplices érotiques

Prolongent le vice de notre simple nature

Vers d’étourdissants pouvoirs magiques

 

 

YPbd_oct18